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Chauffage & rénovation

Pompe à chaleur et DPE : le gain de classe qu'on constate

Mis à jour le 3 août 2026 · 7 min de lecture

La question de la pompe à chaleur et du DPE revient beaucoup chez les propriétaires qui veulent vendre ou louer : « si je pose une PAC, je gagne combien de classes ? » On accompagne régulièrement ce type de projet, et la réponse honnête est nuancée : une PAC fait souvent gagner une à deux classes, mais rarement plus toute seule si l'isolation est mauvaise. Voici ce qu'on voit vraiment.

Pourquoi le chauffage pèse autant dans le DPE

Le Diagnostic de Performance Énergétique évalue la consommation d'énergie primaire d'un logement et ses émissions de gaz à effet de serre. Il donne deux lettres, A à G, et retient la moins bonne des deux. Le chauffage est, avec l'isolation, le poste le plus déterminant. La méthode de calcul 3CL, en vigueur depuis juillet 2021, intègre le rendement de l'équipement, l'énergie utilisée et son coefficient de conversion en énergie primaire.

Pour l'électricité, ce coefficient est de 2,3 kWh primaires par kWh final. Ça a longtemps pénalisé les chauffages électriques directs. Mais une PAC renverse la logique : avec un SCOP de 3 à 4,5, elle produit bien plus de chaleur qu'elle ne consomme d'électricité, ce qui neutralise largement ce coefficient.

Comment une PAC fait grimper la note

Une chaudière fioul tourne à 80-85 % de rendement : elle brûle plus d'un kWh de combustible par kWh de chaleur. Une pompe à chaleur air/eau à SCOP 3,5 produit 3,5 kWh de chaleur pour 1 kWh électrique. Rapporté en énergie primaire, ça reste très avantageux, et la consommation affichée au DPE chute fortement — même si la facture d'électricité augmente un peu en valeur absolue.

Situation initialeSystème remplacéGain DPE typique
Logement E, chaudière fioul anciennePAC air/eau+1 à +2 classes (vers C ou D)
Logement D, chaudière gaz condensationPAC air/eau+1 classe (vers C)
Passoire F/G, isolation faiblePAC air/eau seule+1 classe (D ou E)
Passoire F/G + isolation + PACBouquet de travaux+2 à +3 classes (vers C ou B)

Ces fourchettes disent l'essentiel : une PAC seule ne sort pas toujours une passoire du classement F ou G. L'état du bâti reste déterminant.

Le cas particulier des passoires thermiques

Le calendrier qui met la pression

Depuis 2025, les logements classés G sont progressivement interdits à la location, puis les F en 2028 et les E en 2034. Pour un propriétaire bailleur, l'enjeu est immédiat. Poser une PAC dans un logement G peut faire gagner une à deux classes selon l'enveloppe — mais si le G vient d'abord d'une isolation très déficiente (toiture nue, murs non traités, simple vitrage), la PAC seule ne franchira généralement pas le seuil du F.

La stratégie du bouquet de travaux

Pour maximiser le gain sur un F ou un G, on recommande de combiner, dans l'ordre :

  1. L'isolation des combles, priorité au meilleur rapport coût/gain DPE.
  2. L'isolation des murs si nécessaire.
  3. Le remplacement du chauffage par une PAC.

Cette approche cumule aussi les aides : MaPrimeRénov' est bonifiée pour les rénovations globales combinant plusieurs gestes. L'isolation avant la pose d'une PAC n'est donc pas qu'une question de confort, c'est ce qui débloque les vrais sauts de classe.

Vente et location : un DPE amélioré valorise le bien

Depuis 2021, le DPE est opposable, il a une valeur juridique, et acheteurs comme banques y prêtent attention. Les études sur le marché estiment la décote d'un logement F ou G à 5 à 15 % face à un bien équivalent classé C ou D. En Île-de-France, où le prix au m² est élevé, cela représente vite plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Investir 10 000 à 18 000 € dans une PAC air/eau posée, avec des aides qui en couvrent souvent 30 à 60 %, peut donc être très rentable avant une mise en vente ou une remise en location.

Air/eau ou air/air : pas le même poids sur le DPE

Les deux technologies ne pèsent pas pareil dans le calcul. La PAC air/eau assure le chauffage via le circuit hydraulique et la production d'eau chaude sanitaire : elle remplace toute la chaudière et pèse fort sur les deux postes énergivores du DPE. La PAC air/air ne produit pas d'eau chaude ; si le cumulus ou une chaudière d'appoint restent en place, son impact est plus partiel. En règle générale, c'est l'air/eau qui offre le gain de DPE le plus net.

Ce que le diagnostic ne dit pas

Le DPE est un outil standardisé, avec ses limites : il est calculé sur des usages conventionnels, pas sur votre consommation réelle, et ne reflète pas toujours le comportement des occupants. Surtout, un DPE réalisé avant les travaux doit être refait après la mise en service de la PAC, par un diagnostiqueur certifié, pour que le gain soit officiel et opposable. C'est cette nouvelle étiquette qui compte pour vendre ou louer — pensez-y systématiquement.

Vous voulez savoir quel gain de DPE espérer chez vous avec une PAC ? Demandez votre devis pompe à chaleur à notre équipe d'installateurs RGE : on vous oriente vers les travaux les plus efficaces pour votre logement.

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Questions fréquentes

Cela dépend du point de départ et de l'isolation. En passant d'une chaudière fioul à une PAC air/eau, on observe souvent un gain de 1 à 2 classes. Pour aller plus loin, par exemple de F à C, il faut généralement coupler la PAC à des travaux d'isolation, car le seul changement de chauffage ne suffit pas.

Sources officielles

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