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Pompe à chaleur ou chauffage électrique : le calcul de terrain

Mis à jour le 2 août 2026 · 7 min de lecture

"Pompe à chaleur ou chauffage électrique", c'est la question qu'on entend chez tous les propriétaires équipés de vieux convecteurs qui voient leur facture d'hiver grimper. On leur refait à chaque fois le même calcul, au tableau de la cuisine, et il tient dans un seul chiffre : le COP. Voici comment on le pose, avec les vraies conséquences sur la facture.

Pourquoi le convecteur est condamné par les maths

Un radiateur électrique classique a un rendement de 1 : pour 1 kWh d'électricité, il rend 1 kWh de chaleur. Sur le papier, 100 %, ça paraît imbattable. Sauf qu'une pompe à chaleur ne fabrique pas la chaleur, elle la déplace : elle prend des calories dehors et les pousse dedans. Pour 1 kWh consommé, elle en restitue 3 à 4. Ce rapport s'appelle le COP, et c'est lui qui divise la facture. À confort identique, un COP de 3,5 signifie une facture de chauffage divisée par 3,5. Le convecteur ne perd pas parce qu'il est mauvais, il perd parce qu'il ne peut pas tricher avec la physique.

Le calcul qu'on pose chez le client

Pour estimer l'économie, on n'a besoin que de deux choses : votre consommation de chauffage actuelle et le prix de votre kWh. La formule qu'on applique :

Économie annuelle = consommation actuelle (kWh) × prix du kWh × (1 − 1/COP)

Cas type d'un pavillon de 120 m² tout électrique consommant environ 15 000 kWh de chauffage par an, avec un kWh à 0,20 € :

  • coût actuel : 15 000 × 0,20 = 3 000 €/an ;
  • avec une PAC air/eau à COP 3,5 : 15 000 ÷ 3,5 × 0,20 ≈ 860 €/an ;
  • économie : environ 2 140 €/an.

Si la PAC coûte 14 000 € posée et que 5 000 € d'aides s'appliquent, le reste à charge tombe à 9 000 €, amorti en trois à quatre ans par ces économies. Ce calcul, on le détaille aussi dans notre guide sur les économies de chauffage avec une PAC.

Comparatif à froid : convecteurs contre PAC

CritèreRadiateurs électriquesPAC air/eau (COP 3,5)
Rendement13 à 4
Conso pour 12 000 kWh de chaleur12 000 kWh~3 400 kWh
Coût annuel (0,20 €/kWh)~2 400 €~680 €
InvestissementFaible (l'appareil seul)10 000–18 000 € posée
Amortissement5 à 9 ans selon aides

Ordres de grandeur pour une maison de 100 m² ; le tarif de l'électricité fait bouger les lignes.

Ce que le convecteur fait mieux (soyons honnêtes)

On ne va pas prétendre que l'électrique direct n'a aucun mérite : la chaleur est immédiate, chaque pièce a son thermostat, il n'y a aucun entretien et aucun travaux de pose. C'est pour ça qu'on le laisse volontiers en place dans une pièce annexe ou une résidence secondaire peu occupée. Le problème, c'est de chauffer toute une maison principale avec, à l'année : là, le surcoût sur la facture dépasse vite le prix d'une PAC.

Quelle PAC pour remplacer des grille-pain ?

Deux voies, selon que votre logement a un circuit d'eau ou non :

  • PAC air/air. Elle souffle l'air chaud (et frais l'été) via des splits, sans toucher au circuit de chauffage. Moins chère à poser (5 000–12 000 €), c'est souvent la solution la plus directe quand on part de convecteurs. Attention : elle ne produit pas l'eau chaude sanitaire, et elle n'est pas éligible à MaPrimeRénov' — seulement à la prime CEE.
  • PAC air/eau. Elle alimente un réseau de radiateurs à eau ou un plancher chauffant. Investissement plus élevé (10 000–18 000 €), mais économies maximales, eau chaude sanitaire possible, et éligible à MaPrimeRénov' en plus des CEE. C'est le bon choix si vous voulez basculer sur un vrai chauffage central.

Pour aller plus loin sur cette bascule, voyez notre page dédiée au remplacement des radiateurs électriques.

Les aides selon le type de PAC

C'est le point où beaucoup se trompent, alors on le cadre nettement :

  • PAC air/eau : MaPrimeRénov' (jusqu'à ~5 000 € selon revenus) + prime CEE + TVA à 5,5 % + éco-PTZ jusqu'à 50 000 €.
  • PAC air/air : prime CEE + TVA à 5,5 %, mais pas de MaPrimeRénov'.

Dans tous les cas, la condition impérative est de passer par un installateur certifié RGE : sans RGE, aucune aide. Et pour bien saisir le rôle central du COP dans tout ce raisonnement, notre article sur la définition du COP d'une pompe à chaleur va au fond du sujet.

Ce qu'on conseille selon votre logement

Deux cas où on laisse le chauffage électrique : la résidence secondaire peu chauffée et la pièce isolée d'appoint. Partout ailleurs, sur une maison principale occupée toute l'année, la pompe à chaleur est le meilleur placement — des centaines d'euros économisés chaque hiver et un confort supérieur. En Île-de-France et dans nos départements limitrophes, le climat tempéré maintient des COP élevés toute la saison, ce qui accélère l'amortissement.

Envie de savoir ce que vous économiseriez chez vous ? Demandez votre devis gratuit : on vient poser le calcul avec vos vrais chiffres, sans engagement.

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Questions fréquentes

Oui, avec une PAC air/air : les splits s'installent dans les pièces sans toucher au réseau existant, en une à deux journées. Pour une PAC air/eau, il faut des travaux de plomberie pour créer ou raccorder un circuit hydraulique. On vous oriente vers l'une ou l'autre selon votre logement et votre budget lors de la visite.

Sources officielles

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