L'éco-PTZ pompe à chaleur, on le voit revenir sur beaucoup de nos dossiers : une fois MaPrimeRénov' et la prime CEE déduites, il reste presque toujours une somme à financer, et c'est là qu'il entre en jeu. Ce prêt à taux zéro permet d'étaler ce reste à charge sans payer un centime d'intérêt. Voici comment on le met en place avec nos clients, et l'ordre des étapes à ne pas se tromper.
Pourquoi ce prêt tombe au bon moment sur un projet PAC
Sur une installation de pompe à chaleur air/eau facturée entre 10 000 et 18 000 € posée, les primes couvrent une belle part du montant — mais rarement la totalité. Le reste à charge, même réduit à 6 000 ou 8 000 €, tout le monde ne l'a pas en trésorerie. L'éco-prêt à taux zéro sert exactement à ça : la banque avance la somme, l'État prend en charge les intérêts, et vous remboursez le capital sec sur plusieurs années.
Ce qu'on apprécie en tant qu'installateur, c'est qu'il ne dépend d'aucun plafond de revenus. Un ménage aux revenus supérieurs, qui touche peu de MaPrimeRénov', peut quand même lisser sa dépense. C'est souvent lui qui rend le projet possible dès la première année, quand la mensualité de prêt reste proche de l'économie mensuelle réalisée sur le chauffage.
Combien on peut emprunter, et sur combien de temps
Le plafond légal monte jusqu'à 50 000 € pour un ensemble de travaux de rénovation énergétique. Pour une PAC seule, le montant emprunté correspond simplement au reste à charge réel, une fois les aides retirées du devis. La durée de remboursement va jusqu'à 20 ans, ce qui écrase la mensualité.
| Situation | Montant type financé | Ordre de mensualité (taux 0 %) |
|---|---|---|
| PAC air/eau seule, reste à charge modéré | 6 000 – 9 000 € | ~50 à 75 € / mois sur 10 ans |
| Bouquet PAC + isolation | jusqu'à 50 000 € | selon durée choisie |
| Copropriété (éco-PTZ collectif, par logement) | jusqu'à 50 000 € | réparti par lot |
Un exemple concret qu'on rencontre : sur un pavillon au fioul d'environ 100 m², le reste à charge après aides tourne souvent autour de 8 000 €. Financé sur 10 ans, cela fait à peu près 67 € par mois — un montant fréquemment inférieur à ce que le foyer économise chaque mois sur sa facture de chauffage.
Les conditions qu'on vérifie avant de monter le dossier
Avant de lancer un client vers sa banque, on s'assure que les cases sont cochées :
- Vous êtes propriétaire du logement, occupant ou bailleur (les copropriétés peuvent souscrire un éco-PTZ collectif).
- Aucune condition de revenus : contrairement à MaPrimeRénov', tout le monde y a droit.
- Le logement est une résidence principale achevée depuis plus de deux ans.
- Les travaux sont réalisés par une entreprise certifiée RGE — c'est non négociable, la banque exige l'attestation. Passer par un installateur RGE est donc la première condition du dossier.
- L'installation d'une PAC air/eau ou géothermique, comme le chauffe-eau thermodynamique, figure bien dans la liste des travaux éligibles.
Petit point qu'on répète souvent : la PAC air/air, elle, n'ouvre pas droit à MaPrimeRénov' (seulement à la prime CEE). L'éco-PTZ peut en revanche financer d'autres postes du même chantier de rénovation.
L'ordre des étapes à ne surtout pas inverser
C'est le point où on voit des particuliers se faire piéger. Le contrat de prêt doit être signé avant le démarrage des travaux. Dans le bon ordre :
- on établit votre devis détaillé, avec la mention RGE et la nature exacte des travaux ;
- vous présentez ce dossier à une banque partenaire de l'éco-PTZ (toutes ne le proposent pas) ;
- vous signez le contrat de prêt ;
- ensuite on réalise le chantier ;
- vous transmettez les factures et l'attestation RGE à la banque dans le délai imparti (généralement trois ans).
Démarrer les travaux avant la signature du prêt, et l'éligibilité saute. C'est pour ça qu'on cale ce calendrier dès le premier rendez-vous.
Le cumul avec les primes : le montage qu'on monte le plus
L'éco-PTZ se cumule sans difficulté avec MaPrimeRénov' et la prime CEE — c'est même le montage standard sur nos chantiers. Concrètement, les primes réduisent le montant, et l'éco-prêt finance ce qu'il reste. Pour un panorama complet de ce qui se combine, notre guide du cumul des aides pour une pompe à chaleur détaille les compatibilités, et la page des aides à la pompe à chaleur récapitule les montants.
Exemple de plan de financement qu'on présente couramment pour une PAC air/eau à 15 000 € :
| Poste | Montant estimé |
|---|---|
| PAC air/eau posée (TVA 5,5 % incluse) | ~ 15 000 € |
| MaPrimeRénov' (selon revenus) | jusqu'à ~ 5 000 € |
| Prime CEE | ~ 1 000 – 1 500 € |
| Reste à charge | ~ 8 500 – 9 000 € |
| Éco-PTZ sur 10 ans | ~ 8 500 € à taux 0 % |
Ce reste à charge, étalé à taux zéro, rend l'opération quasi neutre pour beaucoup de foyers dès la première saison de chauffe.
Vous voulez savoir ce qui resterait vraiment à financer chez vous, aides déduites ? Demandez votre devis : nos équipes chiffrent le reste à charge et vous indiquent les dispositifs mobilisables, éco-PTZ compris.
Pour aller plus loin
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